Initiation à l’informatique 3

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Périphériques

On peut classer les périphériques en deux types : les périphériques d’entrée et les périphériques de sortie. Les périphériques d’entrée servent à fournir des informations (ou données) au système informatique : clavier (frappe de texte), souris (pointage), scanneur (numérisation de documents papier), micro, webcam, etc. Les périphériques de sortie servent à faire sortir des informations du système informatique : écran, imprimante, haut-parleur, etc. On peut également rencontrer des périphériques d’entrée-sortie qui opèrent dans les deux sens : un lecteur de CD-ROM ou une clé USB, par exemple, permettent de stocker des données (sortie). Une autre catégorie peut être ajouté à ce dernier type, il s’agit des périphériques multifonctions comme un modem routeur qui permet une liaison avec l’internet ou un caméscope qui fait office d’appareil photo, de webcam, et de disque externe ou encore d’une imprimante qui fait aussi office de scanneur.

Périphériques

 

Sur les micro-ordinateurs, tous les périphériques sont reliés à la carte mère par un connecteur que l’on insère :

  • soit dans un port directement soudé à la carte mère ;
  • soit dans un port disponible sur une carte d’extension, elle-même enfichée sur la carte mère. La carte d’extension étant amovible, il est facile de la remplacer en cas de panne ou d’évolution technologique.

Le système d’exploitation installé sur le système informatique doit disposer d’un pilote pour le périphérique (driver), c’est-à-dire un logiciel chargé de communiquer avec lui et d’intégrer ses fonctionnalités.

La plupart des périphériques sont amovibles, c’est-à-dire qu’ils peuvent être déconnectés de l’unité centrale sans empêcher celle-ci de fonctionner (il faut parfois éteindre l’ordinateur avant de retirer le périphérique).

 

Le clavier AZERTY

La disposition AZERTY est un arrangement spécifique des caractères de l’alphabet latin et de divers caractères typographiques sur les touches des machines à écrire et claviers d’ordinateur. Elle dérive, tout comme le QWERTZ germanique, de la disposition QWERTY anglaise et possède ses propres variantes nationales en France et en Belgique. Son nom provient des six premières lettres de la première rangée des touches alphabétiques.

Noms et caractères des touches

 

Symboles des touches

 

En France

La disposition azerty apparaît en France dans la dernière décennie du XIXe siècle comme déclinaison de certaines machines à écrire américaines qwerty. Son origine est inconnue des historiens, pionniers et propagandistes de la machine à écrire. En 1907, la disposition française « zhjay » d’Albert Navarre ne trouve pas son public : les secrétaires sont déjà habituées au qwerty et à l’azerty.

La disposition azerty est un standard de fait en France. Elle ne fait pas l’objet d’une description dans une norme française. En revanche, une disposition qwerty adaptée au français a été proposée comme norme expérimentale par AFNOR en 1976 (NF XP E 55-060). Cette norme prévoyait une période transitoire d’adaptation durant laquelle les lettres A, Q, Z, W pouvaient être situées comme dans la disposition azerty traditionnelle. En outre, aucune adaptation n’était prévue pour la touche M, même à titre transitoire.

Après l’apparition de l’euro, le caractère € est ajouté aux dispositions azerty disponible avec la combinaison Alt Gr+E sur les claviers d’ordinateur standards.

En Belgique

En Belgique, l’azerty est la disposition de clavier la plus répandue : le placement alphabétique est identique à l’azerty français avec quelques variantes pour les caractères typographiques.

Autres pays

En Suisse romande, on utilise une disposition de touches germanique qwertz qui est une variante de la disposition allemande complétée des caractères accentués français. La disposition azerty y est exceptionnelle. La disposition suisse romande est également la plus vendue au Grand-Duché de Luxembourg, où le consommateur la préfère souvent aux dispositions azerty belge et française également disponibles auprès de nombreux commerçants.

Le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral exigent l’utilisation du clavier CSA (anciennement : ACNOR), c’est une disposition de clavier qwerty modifiée pour la langue française. Cependant, comparativement à un clavier azerty, les claviers dits canadiens-français et canadiens-multilingues (il y a au moins 3 dispositions d’usage courant, dont celle de l’ACNOR) sont tous beaucoup plus proches du qwerty américain : en effet, les lettres non accentuées et les chiffres sont tous aux mêmes endroits que le qwerty, et certains signes de ponctuation sont aussi gardés aux mêmes endroits que le qwerty.

Dispositions voisines

L’azerty a inspiré la disposition lituanienne ąžerty et l’ancien clavier ađerty utilisé sur des machines à écrire destinées au marché vietnamien. Cette disposition est une adaptation de l’Azerty utilisée par les Français. De nos jours les ordinateurs vietnamiens sont commercialisés avec un clavier qwerty.

Différentes dispositions AZERTY

L’arrangement des lettres latines de la disposition azerty sur les claviers d’ordinateurs PC 105 touches ou les claviers Apple est le suivant :

AZERTYUIOP QSDFGHJKLM WXCVBN

D’autres caractères forment une sorte de « base commune » à tous les azerty modernes :

  • cinq caractères diacritiqués : é è à ù ç ;
  • des caractères typographiques : _ – ‘ . , ; : ! ? @ & § ~ ^ ` ¨ ° | ( ) { } [ ] / < >  » # espace ;
  • des chiffres ou opérations mathématiques : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ² * + = % µ ;
  • des unités monétaires : € $ ¤ £.

Les caractères « ^, ¨, ~ et ` » représentent respectivement les touches mortes accent circonflexe, tréma, tilde et accent grave et donnent accès à, au moins : â äÄ ãà àÀ êÊ ëË èÈ ìÌ îÎ ïÏ ñÑ ôÔ öÖ õÕ òÒ ùÙ ûÛ üÜ ÿ.

Les dispositions azerty belges possèdent quelques caractères supplémentaires, comme le chiffre trois en exposant, « ³ », ainsi qu’une touche morte supplémentaire, l’accent aigu, qui donne accès aux caractères « ´ áÁ éÉ íÍ óÓ úÚ ýÝ » car l’accent aigu est utilisé en néerlandais pour expliciter l’accent tonique dans certains mots homographes.

L’évolution de l’informatique et des systèmes d’exploitation a permis de combler certaines lacunes. Sous Macintosh et sous Linux, des caractères supplémentaires comme les ligatures ou caractères accentués (par exemple les caractères « Æ, Œ, Ù, Ç… ») sont disponibles grâce aux combinaisons Alt Gr+touche et Alt Gr+Maj+touche sans passer par la méthode de saisie par numéro de caractère comme le fait Windows. L’utilisation de la touche verrouiller Maj (caps lock) est ainsi plus pertinente pour saisir du texte en capitales. Les touches mortes sont également plus complètes (Ÿ ỹ Ỹ par exemple).

Il est possible, sous Windows, d’utiliser des pilotes azerty « complétés » donnant un accès aux lettres supplémentaires nécessaires à l’écriture du français. À défaut, certains logiciels de traitement de texte pallient parfois certains des manques.

Les principales zones d’un clavier standard

  1. Les touches de fonction FI à F12 jouent un rôle variable d’une application à l’autre.
  2. Le clavier principal correspond à celui d’une machine à écrire.
  3. Les 4 touches fléchées de navigation, pour le déplacement du curseur, surmontées d’un groupe de 6 touches utilisées pour l’édition et la navigation dans un document.
  4. Le pavé numérique dont les touches possèdent deux modes de fonctionnement entre lesquels on peut basculer en appuyant simplement sur la touche Ver num (première touche en haut à droite du pavé numérique).
  • Le mode numérique : signalé par une lampe témoin allumée, est automatiquement activé au démarrage de l’ordinateur et ses touches permettent alors d’insérer les valeurs et opérateurs arithmétiques qu’elles représentent.
  • Le mode non numérique : la lampe témoin est éteinte et les touches présentent alors une une fonction de navigation ou d’édition (touches Inser et Suppr).

Les touches particulières Selon les constructeurs, les symboles de ces touches peuvent varier ou correspondre aux noms anglais.

Echap (Escape) : annule l’opération en cours. Referme une boîte de dialogue sans exécuter la commande.

Retour Arrière : supprime la sélection courante (texte, image, fichier, dossier, etc.). Lors de la saisie d’un texte, produit l’effacement du dernier caractère entré (situé immédiatement à gauche du point d’insertion).

Suppr : supprime la sélection courante (texte, image, fichier, dossier, etc.). Lors de la saisie de texte, efface le caractère situé à droite du point d’insertion.

Alt Gr : permet, lorsqu’on maintient cette touche enfoncée, d’accéder à la troisième fonction des touches du clavier. La combinaison des deux touches Ctrl et Alt (appuyées en même temps) produit le même effet que la touche AltGr.

Ctrl : touche utilisée en combinaison avec une autre touche du clavier pour lancer une commande (raccourci clavier).

ALT : touche utilisée en combinaison avec une autre touche du clavier pour lancer une commande (raccourci clavier).

Valid : touche de validation.

Tab : touche de tabulation, déplace le point d’insertion jusqu’au taquet de tabulation suivant. Dans un tableau, permet de terminer la saisie d’une information dans une cellule et de déplacer le point d’insertion dans la cellule suivante (vers la droite). La touche permet encore de passer d’une rubrique à l’autre dans une boîte de dialogue.

Imp Ecr : sous Windows, copie l’écran dans le presse papiers de Windows.

 

Utilisation du clavier

L’entrée au clavier des lettres majuscules peut se faire de deux façons:

  • En combinaison avec une touche Maj. Situées à gauche et à droite du clavier principal et identifiées par des flèches montantes, ces touches permettent l’entrée des lettres majuscules et des caractères figurant en haut des touches à plusieurs fonctions.
  • A l’aide de la touche Caps Lock. Située à gauche du clavier principal, cette touche possède deux états : activé ou pas (commande bascule ou interrupteur). Lorsqu’elle est activée, toutes les lettres tapées le sont en majuscules.

Pour effacer un caractère, utilisez l’une des procédures suivantes :

  • Placez le point d’insertion juste à gauche du caractère à effacer puis appuyez sur Suppr pour effacer le caractère et déplacer automatiquement la suite du texte d’un caractère vers la gauche.
  • Placez le point d’insertion à droite du caractère à détruire, puis appuyez sur Retour Arrière. Le caractère est effacé et la suite du texte se déplace d’un caractère vers la gauche pour combler le vide créé.

Pour supprimer un passage de texte sélectionné appuyer sur Suppr ou sur Retour Arrière. En cas d’erreur, la zone détruite est récupérable en appuyant sur le bouton d’annulation situé sur la barre d’outils Standard de votre application active, ou à l’aide du raccourci clavier Ctrl+Z.

Pour insérer des caractères dans une zone de texte, commencez par y placer le point d’insertion, puis :

  • En mode Insertion, l’entrée des nouveaux caractères repousse la suite du texte vers la droite d’une largeur correspondant au nombre de caractères insérés.
  • En mode Refrappe, les nouveaux caractères entrés remplacent les anciens caractères situés à droite du point d’insertion.

Pour remplacer une zone de texte, sélectionnez le texte à remplacer, puis entrez directement au clavier le texte de remplacement.

Les caractères étendus du clavier

Pour obtenir la frappe de tels caractères :

  1. Appuyer sur la touche Alt et la maintenir enfoncée.
  2. Entrer au clavier numérique le code correspondant au caractère souhaité.
  3. Une fois le code entré, relâchez la touche Alt. Le caractère spécial apparaît au point d’insertion dans le texte.
Le code numérique doit être obligatoirement entré à partir du clavier numérique qui s’active ou se désactive en appuyant sur la touche Ver Num.

 

La souris

La souris comporte plusieurs boutons, chacun d’eux doté d’une fonction différente selon l’application active. Lorsqu’on déplace la souris en la faisant glisser sur la surface du bureau, le pointeur subit un déplacement analogue à l’écran.

La souris remplit trois fonctions essentielles :

  1. Elle permet de sélectionner les objets sur lesquels on souhaite agir en lançant une commande. La sélection permet d’indiquer au programme l’élément sur lequel il doit agir.
  2. Elle permet de lancer les commandes qui doivent s’appliquer à l’élément sélectionné.
  3. Elle permet de copier ou déplacer des objets d’un endroit à un autre d’un même document ou entre des documents de même type affichés simultanément, sans devoir recourir au presse-papiers de Windows.

La souris contrôle sur l’écran un pointeur, le curseur souris, parfois identique au curseur texte, mais pouvant être différent (croix, carré, double flèche…). La forme prise par le pointeur lorsqu’il est posé sur un objet indique l’action qui peut être entreprise à l’aide de la souris sur cet objet.

Les différentes manipulations de base possibles avec la souris sont les suivantes :

  • Déplacer la souris : consiste à déplacer son pointeur à la surface de l’écran en traînant simplement la souris sur la table.
  • Pointer: consiste à poser, sans cliquer, le pointeur de la souris sur un objet. Cette opération ne sélectionne pas l’objet sur lequel le pointeur est placé, elle ne fait que « le montrer du doigt » et révéler, par la forme que prend le pointeur à cet endroit, l’action qui peut être entreprise.
  • Cliquer un bouton : consiste à appuyer sur l’un des boutons de la souris puis à le relâcher. Si on appuie de la sorte sur le bouton gauche lorsque le curseur de la souris se trouve sur du texte, on définit l’endroit où le prochain caractère tapé au clavier sera inséré.
  • Double cliquer : consiste à cliquer deux fois très rapidement sur le bouton gauche de la souris. Le double clic sur certains objets permet de lancer des commandes. Par exemple, un double clic sur l’icône représentant un document dans une boîte d’ouverture de fichiers provoque le chargement du document correspondant.
  • Cliquer-glisser : consiste à tenir enfoncé le bouton gauche de la souris et à traîner celle-ci sur la table jusqu’à la position finale avant de relâcher le bouton. Cette technique est utilisée pour déplacer des objets ou les redimensionner.

 

Déplacer le point d’insertion

Pour travailler avec efficacité dans un document, il faut pouvoir accéder rapidement aux endroits où des modifications doivent être effectuées et y transporter le point d’insertion (curseur texte).

De tels déplacements sont généralement effectués à l’aide des barres de défilement de la fenêtre du programme utilisé, puis en cliquant à l’endroit souhaité pour y placer le curseur texte.

Mais ces déplacements sont également possibles à l’aide des touches fléchées de navigation du clavier :

  • Flèche gauche : déplace le curseur texte (point d’insertion) d’un caractère vers la gauche.
  • Flèche droite : déplace le curseur texte d’un caractère vers la droite.
  • Flèche haut : permet de monter le curseur texte d’une ligne.
  • Flèche bas: permet de descendre le curseur texte d’une ligne.
  • Home : déplace le curseur texte au début de la ligne courante.
  • End : déplace le curseur texte à la fin de la ligne courante.

Sélectionner du texte

Pour agir sur un bloc de texte, il faut d’abord le sélectionner avant de lancer la commande à lui appliquer. Cette sélection consiste à glisser le curseur de texte sur la zone à sélectionner. Celle-ci apparaît alors en surbrillance.

À l’aide de la souris

Trois grandes méthodes sont possibles.

Méthode du Cliquer glisser

Positionner le curseur de la souris juste devant le premier caractère de la zone à sélectionner, puis appuyer sur le bouton gauche de la souris et, tout en le maintenant enfoncé, faire glisser la souris sur son tapis de manière à ce que le curseur texte recouvre toute la zone de texte à sélectionner. Une fois la zone sélectionnée, relâcher le bouton gauche de la souris.

La sélection de plusieurs lignes s’obtient en combinant un mouvement de déplacement de la souris en diagonale et vers le bas.

Pour dé-sélectionner un bloc de texte, cliquer en dehors de lui.

Méthode par fixation des limites

  1. Placer le curseur texte au début de la zone à sélectionner, puis cliquer sur le bouton gauche.
  2. Appuyer sur la touche Shift et la maintenir enfoncée.
  3. Placer le curseur à la fin de la zone à sélectionner, puis cliquer sur le bouton gauche de la souris.
  4. Relâcher la touche Shift.
Cette méthode est particulièrement efficace pour sélectionner des longs passages de textes.

Sélection selon des critères

  • Un caractère : par extension du curseur texte sur le caractère.
  • Un mot : double-clic sur le mot.
  • Une phrase : positionner le curseur souris à l’intérieur de la phrase, puis triple cliquer sur le bouton gauche de la souris.

À l’aide du clavier

Placer le curseur texte au début de la zone, puis utiliser l’une des méthodes suivantes :

  • En maintenant la touche Shift enfoncée, appuyer sur les flèches de navigation de manière à recouvrir complètement la zone à sélectionner. Lorsque la sélection est complète, relâcher la touche Shift.
  • Shift+Home : sélectionne la portion de ligne depuis le point d’insertion jusqu’au début de ligne.
  • Shift+End : sélectionne la portion de ligne depuis le point d’insertion jusqu’à la fin de ligne.

 

Règles de typographie française

Dans la rédaction d’un document en français, il est d’usage de respecter les conventions suivantes.

Les parenthèses

Les parenthèses doivent être collées au texte qu’elles entourent, sans espace de séparation. Par contre, il faut bien sûr mettre un espace avant la parenthèse ouvrante et un après la parenthèse fermante.

Les nombres

La virgule est utilisée comme séparateur entre la partie entière et décimale des nombres, on écrira donc, par exemple, 25,50 CHF.

On utilise un espace insécable pour séparer les tranches de mille : 25 256,50 CHF.

Les espaces

Les espaces qui entourent les signes de ponctuation, guillemets, tirets et unités monétaires ou du système métrique doivent être insécables.

Autres conventions

A l’exception des locutions francisées comme, par exemple, cf. ou critérium, les locutions latines sont mises en italique dans le texte : in vitro.

  • En règle générale, on ne met pas de point entre les lettres des sigles : cff, sncb, etc.
  • Les majuscules doivent être accentuées.
  • Les titres commencent par une majuscule, mais ne se terminent jamais par un caractère de ponctuation (à l’exception des points d’exclamation et d’interrogation).
  • Dans les énumérations simples (une phrase par élément), on peut commencer chaque élément par une minuscule et le terminer par un point virgule (sauf le dernier).

 

Les imprimantes

L’imprimante permet de faire une sortie sur papier de données informatiques. Les imprimantes 3D, de plus en plus évoluées, permettent quant à elles de représenter dans la réalité un objet informatique virtuel.

L’impression tri-dimensionnelle permet de produire un objet réel : un opérateur dessine l’objet sur un écran en utilisant un outil de CAO (Conception assistée par ordinateur). Le fichier 3D obtenu est envoyé vers une imprimante spécifique qui le découpe en tranches et dépose ou solidifie de la matière couche par couche pour obtenir la pièce finale.

L’imprimante à jet d’encre

La technologie du jet d’encre a été inventée par un chercheur qui a découvert ce principe en mettant accidentellement en contact une seringue remplie d’encre et un fer à souder, il y eu ensuite une bulle dans la seringue qui fit jaillir de l’encre. Les têtes des imprimantes actuelles sont composées de nombreuses buses (jusqu’à 256), qui sont chauffées entre 300 et 400° plusieurs fois par seconde. Chaque buse produit une bulle minuscule d’où s’éjecte une gouttelette très fine. Le vide engendré par la baisse de pression aspire une nouvelle goutte, et ainsi de suite. Il existe deux techniques d’impression :

Le jet en continu Des gouttes d’encre sont continuellement éjectées de la tête d’impression et déviées en partie vers le papier (selon la couleur demandée) par des bobines magnétiques pour encres magnétiques et plus généralement déviées latéralement par une force électrique. L’encre qui n’a pas été projetée est récupérée puis réutilisée lors d’un prochain cycle.

Le jet à la demande Seules les gouttes nécessaires à l’impression sont créées. C’est une technique majoritairement utilisée dans les imprimantes grand public, mais elle est plus lente que celle du jet en continu. Il y a trois grandes méthodes d’éjection de l’encre utilisées à l’heure actuelle : la technique piézo-électrique, thermique (bubble-jet) et la thermofusion.

Piézo-électrique Le procédé piézo-électrique consiste à transformer de l’énergie électrique en énergie mécanique. Le réservoir d’encre est en contact avec un cristal piézzo-électrique (au moyen d’une paroi qui se déforme). En se déformant grâce à l’effet piézzo, la surpression engendrée provoque l’éjection d’une goutte.

Imprimante

Le procédé thermique (bubble jet) Le procédé thermique (bubble jet) consiste à chauffer localement l’encre à près de 350°C, ce qui transforme l’encre liquide en gaz et produit une vaporisation locale de celle-ci. Une goutte est alors éjectée.

Thermofusion La thermofusion s’utilise avec des encres spéciales dites thermofusibles qui obéissent à des propriétés bien spécifiques : solides à température ambiante, elles sont chauffées à environ 150 °C pour devenir liquides. Le procédé d’éjection est semblable au bubble jet. Après l’impact, l’encre se solidifie et donne une très bonne qualité d’impression. On obtient un dépôt d’encre légèrement en relief, celui-ci étant plus fragile que les autres procédés. La conception des encres thermofusibles est délicate tant il est important de choisir un bon liant. De plus, le refroidissement doit être contrôlé afin de permettre à l’encre de bien pénétrer dans le papier avant qu’elle se solidifie. Si l’absorption est trop grande, le point imprimé s’élargit et donc la qualité d’impression diminue. Des compromis doivent donc être trouvés entre très bonne adhérence et très bonne qualité d’impression.

Caractéristiques d’une imprimante jet d’encre

Résolution

Il existe deux types de résolution :

  • La résolution mécanique : C’est en général celle qui est donnée par le constructeur. La résolution mécanique définit la précision de placement des points qu’offre l’imprimante. Par exemple, lorsque l’on parle d’une résolution de 2400 par 1200, il faut comprendre qu’à l’horizontale, la densité de jet d’encre de la tête est de 2400 gouttes dans un pouce alors qu’à la verticale, la vitesse de défilement du chariot (le pas à pas) est de 1/1200ème de pouce.
  • La résolution efficace : C’est la profondeur de couleur de l’image, exprimée en nombre de gouttes d’encre par pixel par pouce. Dans chacun de ces pixels, on aura de 0 à 2 gouttes d’encre selon l’imprimante. Le mélange de ces gouttes permet d’obtenir une profondeur de couleurs allant de 1 à 350 couleurs.

Palette de couleurs

Pour composer les couleurs, une imprimante utilise le procédé suivant :

  • 0 goutte => blanc (couleur du papier puisque pas de goutte projetée)
  • 1 goutte => CMYB (cyan, magenta, jaune, noir)
  • 2 gouttes – RVB (rouge, vert, bleu)

À partir des ces huit couleurs de base, on obtient une palette allant jusqu’à 3500 couleurs selon le nombre de gouttes projetées et le nombre de teintes qu’offre l’imprimante.

Tête d’impression

Dans une imprimante à jet d’encre, l’encre est projetée sur le papier depuis la tête d’impression. La tête d’impression peut être de deux types :

Tête embarquée

Les têtes d’impression embarquées (fixed head) sont fixées sur l’imprimante et conçues pour avoir une durée de vie aussi importante qu’elle. Les cartouches d’encre se résument alors à de simples réservoirs d’encre et sont généralement moins chères. L’inconvénient de ce type de tête est le risque de voir les buses des têtes s’obstruer après une non-utilisation prolongée de l’imprimante, ce qui nécessite alors un remplacement des têtes, qui peut s’avérer plus coûteux que le prix de l’imprimante lui-même.

Tête déportée

D’autres têtes d’impression sont dites déportées. Elles sont situées sur les cartouches d’encre noires et couleurs. Elles ne durent que le temps de la cartouche d’encre Les consommables sont généralement plus chers. De plus, un alignement des têtes d’impression est souvent nécessaire à chaque remplacement des cartouches. En revanche, une obstruction des buses ou un dysfonctionnement des têtes est beaucoup moins grave, puisqu’un simple remplacement de la cartouche suffit. C’est ce type de tête qui est de plus en plus utilisé.

Imprimante laser

L’imprimante laser reproduit à l’aide de points l’image que lui envoie le PC. Grâce au laser, les points sont plus petits et la définition est meilleure. Le principe de fonctionnement d’une imprimante laser est le suivant :

  1. Un ionisateur de papier charge les feuilles positivement.
  2. Un ionisateur de tambour charge le tambour négativement.
  3. Le laser (grâce à un miroir qui lui permet de se placer) charge le tambour positivement en certains points. Du coup, l’encre du toner chargée négativement se dépose sur les parties du toner ayant été chargées par le laser, qui viendront se déposer sur le papier.

Principe de fonctionnement d’une imprimante laser

  • 1 : Ionisateur de tambour
  • 2 : Cartouche toner
  • 3 : Miroir pivotant
  • 4 : Laser
  • 5 : Tambour
  • 6 : Ionisateur

Imprimante laser couleur

Le fonctionnement d’une imprimante laser couleur est différent. Au lieu d’un seul toner noir, elles utilisent un ou plusieurs toners colorés. La plupart du temps, on y trouve quatre couleurs: le cyan, le magenta, le jaune et le noir (CMJN). Chaque couleur possède une tête d’impression. On distingue deux techniques d’impression pour les imprimantes laser couleur : la technique du carrousel (un passage pour chaque couleur) ou celle dite du tandem (mono passe).

Papier d’impression

Le choix du papier est plus important qu’il n’y paraît pour obtenir une bonne qualité d’impression. On choisit un papier en fonction de différentes caractéristiques :

Grammage

Le grammage indique la quantité de fibres présentes au m² en grammes (g). Le rapport entre l’épaisseur (en microns) et le poids (en grammes) désigne la main du papier. Un papier a de la main lorsque son épaisseur est élevée, comparée à son grammage. Certains papiers de même grammage ont plus de main que d’autres. Plus le grammage est important, plus le papier est opaque (important pour une impression recto verso par exemple). La rigidité (ou la tenue du papier) en sera influencée.Un papier d’usage courant a un grammage entre 80g et 110g.

 

Les scanneurs (ou scanner en anglais)

Un scanneur est un périphérique informatique qui permet de transformer un document ou une partie de document en une image numérique. Le document est soumis au balayage d’un rayon lumineux ; un capteur transforme la lumière reçue en un signal électrique qui est transféré à l’ordinateur, pour y être ensuite sauvegardé, traité ou analysé. L’appareil prend souvent la forme d’une tablette sur laquelle le document doit être posé, mais il existe aussi des scanners à main et des stylos numériseurs.

Caractéristiques techniques

  • La résolution : c’est la précision de la capture de l’image ; la précision est mesurée en points par pouce (ppp ou dpi pour dot per inch en anglais) ; il faut distinguer la résolution optique (ou réelle) et la résolution interpolée, la résolution optique est la précision réelle de l’appareil alors que la résolution interpolée est une résolution plus fine obtenue par calcul de points intermédiaires entre les points réellement mesurés.
  • Le format de papier : c’est la grandeur maximale des feuilles que le numériseur peut accepter.
  • L’interface : FireWire (IEEE 1394), USB, SCSI, port série et port parallèle (ces deux derniers étant devenus trop lents tendent à disparaitre).
  • La vitesse de numérisation : le nombre de pages numérisées par minute ; la vitesse de numérisation dépend non seulement de la puissance du numériseur mais aussi du format des documents à numériser et de la résolution choisie pour le travail.

Types de scanners

Scanner à plat
Les scanners à plat sont très courants. Il en existe deux types :

  • Ceux dont les capteurs (en général, de type CCD) sont fixes et dont la partie mobile est un miroir. Ces scanners sont plus coûteux à réaliser et embarquent un système optique d’une certaine complexité. La qualité de leurs numérisations peut être excellente.
  • Ceux dont les capteurs (de type CIS) sont mobiles, et appliqués directement contre la vitre. Bien qu’ils aient énormément progressé, leur image est toujours un peu floue car ils ne peuvent empêcher une diffusion de la lumière contre la vitre. C’est la technologie utilisée pour les scanners ultra-plats.

Par ailleurs, certains scanners à plat sont équipés d’un module pour documents transparents.

Scanners à défilement
Avec les scanners «à défilement», le document est entraîné, comme pour un fax, c’est lui qui se déplace et non les capteurs ou un miroir. Ce procédé est principalement utilisé dans le monde bureautique. Ces scanners permettent aujourd’hui de numériser des documents de grammages variables de format allant de la carte de visite à l’A3. Certains d’entre eux, peuvent scanner jusqu’à plus de 160 pages par minute en recto/verso (ex: Kodak i840). D’autres types de scanners à défilement, plus spécifiques, sont prévus pour numériser des documents grands formats (scanners de plan supérieur à l’A0). On note également l’existence d’autres scanners à défilement spécifiques, pour par exemple des photos, des chèques, des cartes de visite, etc

Scanners à main
L’opérateur fait défiler l’outil contre le document à scanner. Ils sont peu utilisés, à cause de l’habileté que réclame leur manipulation et aux erreurs dont leur mode opératoire est la source. Ils restent cependant intéressants dans des domaines tels que l’analyse de l’écriture, notamment pour le chinois et le japonais.

Scanners film
Dans un scanner film, la lumière traverse directement le document transparent (négatif ou diapositive), ce qui permet, avec un objectif de qualité, d’obtenir une qualité chromatique de haut niveau et une résolution très élevée. Certains scanneurs à plat dits « Scanner photo » sont aussi équipés d’un boîtier lumineux qui leur permet, outre leur fonction classique de numériser en lumière réfléchie les documents opaques, la numérisation en lumière directe de documents transparents. La définition réelle est inférieure à celle d’un bon scanner film mais ils peuvent constituer un compromis intéressant.

Scanneurs à tambour
Les scanneurs à tambour offrent une résolution et une qualité colorimétrique sans égal, mais ils ne sont pas adaptés à tous les types de documents, ceux-ci doivent pouvoir s’enrouler autour du cylindre et ne pas dépasser 1 mm d’épaisseur. Ils coûtent généralement beaucoup plus que les autres types de scanneurs.

 

Bancs de reproduction

Les progrès de la photographie numérique permettent la création de «bancs de reproduction» numériques. Il existe aussi des scanneurs dits «verticaux», qui peuvent être qualifiés de «bancs de reproduction». Ils sont utiles pour les objets ayant un certain relief, pour les objets fragiles, etc.